Histoire d'eau

Histoire d'eau
Depuis un temps que les moins de 80 ans ne peuvent pas connaître, la distribution d'eau potable, à Nivolas, comportait deux réseaux différents de gestion. D'abord, le réseau communal, dont la source se trouvait sous le coteau de Vermelle et la citerne de captage chemin des Ravineaux. Ce réseau alimentait les fontaines et les bâtiments publics, mais seulement au Centre et au bas de la commune.

Ensuite, pour les particuliers existait un réseau constitué de deux captages sur la commune des Eparres. L'un au lieu dit « la Rosière » sous la barre rocheuse des Eparres, l'autre, au lieu-dit « les Bottes » sur le plateau au-dessus de la cité des Berlioz et dont la citerne de départ se trouvait à la limite de Nivolas, sur le chemin des Bottes.
Cette distribution privée était gérée par un syndicat d'usagers comptant environ 60 membres et qui, suivant le montant de leur cotisation annuelle avaient droit, soit à 1 litre/minute, soit à 2litres/minute, en débit permanent. (Les autres ne disposaient pas de l'eau et allaient en chercher aux fontaines publiques).
Il n'y avait pas de château d'eau, et les sources alimentaient le réseau, gravitairement. Ce n'était donc pas de l'eau sous pression, mais une eau fluente, dont on calculait le débit.

Le fontainier chargé de l'entretien et de la surveillance du réseau, réglait le débit général et le débit chez chaque adhérent (voir photo du robinet de jauge jointe). Il le faisait en calant le robinet sur le débit voulu et vérifiait son calage avec sa montre et son récipient gradué, pour vérifier qu'il délivrait bien 1l ou 2l/minute. Puis il bloquait chaque robinet jauge avec un fil d'acier, plombé avec un pastille de plomb marquée d'un «S». Vous avez compris que le calage était plombé, pour éviter que l'abonné ne règle lui même son débit. (A noter que certains malins avaient trouvé le système pour en modifier eux-même le calage !)

Le point le plus haut de la canalisation se trouvait à Curtet (chez Rivoire) et chaque fois que l'alimentation variait, il fallait à nouveau régler le débit chez chaque usager.
Le débit total était en moyenne de 130l/minute environ.
Le fontainier s'appelait Adolphe Robert (Le père de l'auteur), et l'auteur a lui-même effectué des terrassements par tous les temps, dans la boue et quelquefois à travers bois, ou en forte déclivité pour effectuer un réparation ou un nettoyage de la canalisation d'environ 3 kilomètres.

Henri Robert.

La pince et les plombs nous ont été prêtés par l'auteur de l'article. On voit bien le « S » qui va marquer son empreinte sur le plomb.
Le robinet à jauge nous a été prêté par Georges Badin. Il manque sur ce robinet une pièce métallique qui était fixée sur les butées du robinet et qui bloquait les carrés de la jauge dans la position définie par le fontainier. C'est cette pièce qui était attachée par un fil d'acier que le fontainier plombait pour éviter les resquilleurs.

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