LE CHATEAU DE MONTCIZET

 LE CHATEAU DE MONTCIZET
Ce château est présent sur le cadastre de 1832 avec une emprise assez proche du plan actuel mais la comparaison détaillée des deux plans et l'aspect des extérieurs des bâtiments, indiquent qu'il a subi d'importantes modifications et/ou reconstructions au XIXe siècle.
En 1832, il se présente sous la forme de deux ailes formant une équerre simple. Le corps de bâtiment principal est en pierre avec des baies rectangulaires et des encadrements saillants. Il est coiffé d'une haute toiture à croupes en tuiles écaille, et flanqué d'un ensemble d'autres corps de bâtiment. Vers le sud, le bâtiment présente une façade à trois travées, avec balcon à balustrade d'esprit néo-gothique et effet de fronton ou lucarne avec des sortes d'arcs-boutants au niveau de la toiture. L'accès à la cour se fait par un portail en demi-lune avec porte piétonne à gauche. Sur la fausse clé en saillie du linteau d'une porte piétonne secondaire d'accès au parc, on note le monogramme "CM".
Le château dispose d'importants communs à l'architecture soignée où on devine la marque de travaux probablement réalisés dans le courant du XIXe siècle. Certaines parties sont en pisé mais on remarque l'utilisation de la brique et du bois : la tourelle hors-oeuvre de plan polygonal est en maçonnerie de brique.
Le parc de 5 ha aurait été dessiné par les frères Bühler. Ce parc possède des arbres remarquables dont certains ont deux à trois siècles d’ancienneté : cas d’un cèdre du Liban planté en 1720 ; une première en France.
Heureux témoin vivant de périodes historiques, comme "la Grande Peur" en Dauphiné où bien des domaines et châteaux ont été brûlés, il a vu passer les révolutionnaires et les meneurs de paysans de Nivolas sous ses branches, courbant l'échine sans rompre sa vigueur protectrice. On peut penser qu’en ces temps de fin du XVIII siècle, le maître des lieux, le chevalier Pierre Morel de Montcizet, un petit noble, appelé par son entourage "le grand réformateur" bénéficiait d'une aura républicaine ce qui lui a permis de ne pas être outragé en ses terres, et le château fut ainsi épargné, alors que ses voisins étaient brûlés sans autre forme de procès.
Un peu de romantisme lui fut réservé avec les visites fréquentes de Jean-Jacques Rousseau qui venait souvent voir en ce lieu de verdure, le chevalier au sujet de la fabrication d'instruments de musique.
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